Comment on a volé le Kosovo
La vraie histoire de la "libération" du Kosovo retracée dans un documentaire minutieux de la TV tchèque... qui fut interdit d'antenne!
Les écrits publics de Slobodan Despot
La vraie histoire de la "libération" du Kosovo retracée dans un documentaire minutieux de la TV tchèque... qui fut interdit d'antenne!
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...ou: le mille-pattes barre la voie au loup! Le plus bruyant hommage que le gélatineux Frédéric Mitterrand pouvait rendre au plus grand écrivain français du XXe siècle: le censurer! Comme Ovide exilé par Auguste, Lorca fusillé et interdit par les franquistes, Tchossitch bâillonné par Tito, il gagne l'immortalité à cause de l'obscurantisme d'autrui, et non pour la qualité de son œuvre. Equivoque consécration...
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Comment osez-vous me dire chers amis! Alors que vous publiez des écrits d'Oskar Freisinger qui est un homme qui ne vague que sur la peur des autres et met en évidence le mal qui est en lui sur le dos d'autre communauté religieuse qu'il ne connait même pas!
Vu que vous soutenez cette personnalité je VOUS PRIERAI DE NE PLUS M'ENVOYER DU COURRIER TANT QUE OSEREZ PUBLIER UN TEL INDIVIDU
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Les médias ont leurs habitudes. Ainsi, pour la radio suisse romande et certaines rédactions de presse, j'étais devenu, depuis une quinzaine d'années, le "Serbe de service". On m'interrogeait sur Vukovar, Srebrenica, le bombardement de 99... et même sur des sujets moins lugubres, tels que la relance économique en Serbie ou la coupe Davis...
Lorsque Dick Marty a rendu public son rapport sur le trafic d'organes au Kosovo, je me suis demandé si le téléphone sonnerait. Et... non.
Aucune rédaction, cette fois-ci, n'a consulté le "Serbe de service" sur cet événement de taille. Tant mieux: qu'aurais-je eu à rajouter aux épouvantables détails recensés par l'enquêteur suisse, ou aux interrogations des journalistes eux-mêmes, allant jusqu'à se demander si certains Etats n'allaient pas revenir sur leur reconnaissance hâtive de cet Etat mafieux.
Tant mieux. Qu'aurais-je pu dire sans tomber dans l'irrespect sur la visite annulée de Mme Calmy-Rey, la présidente de la Confédération helvétique, au Kosovo "souverain", où elle devait se rendre justement ces jours-ci pour recevoir la récompense de son généreux engagement en faveur de la pleine reconnaissance de cet Etat mafieux dirigé par des criminels notoires?
Qu'aurais-je pu ajouter à la perplexité déjà considérable des journalistes qui ont trouvé mention de cet ignoble commerce de chair humaine dans les mémoires de Mme del Ponte, alors procureur du TPI, et qui comprennent maintenant que cette magistrate a non seulement refusé d'instruire le cas, mais encore autorisé la destruction des preuves? Peut-être était-ce l'occasion de rappeler que la même Carla del Ponte a enterré de la même manière un dossier encore plus grave: le recensement de quelque 3200 civils serbes massacrés aux alentours de Srebrenica, de 1992 à 1995, par les hommes de Naser Orić. Préférant à cette documentation circonstanciée la liste arbitraire des "Huit mille musulmans tués" constituée par le HCR sur la base de déclarations non vérifiées recueillies après les faits auprès d'une des parties en guerre (liste qui convoque, notamment, des centaines de musulmans morts et enterrés dans les cimetières de la région bien avant la prise de Srebrenica).
Et aurais-je eu besoin de souligner les remises en question que cette affaire entraîne concernant le traitement global de la crise yougoslave par les Occidentaux, qui ont œuvré à ceinturer la Serbie de micro-Etats bananiers dirigés par une véritable galerie de rebuts de l'humanité: le révisionniste Tudjman en Croatie, le fondamentaliste islamique Izetbegović en Bosnie, le trafiquant de cigarettes Djukanović au Monténégro, enfin le revendeur de drogue et de viande humaine — vivante et morte — Hashim Thaçi au Kosovo?
Tous ces épouvantails étaient plus que des alliés: des amis de l'Occident! De grands chefs d'Etat! Des visionnaires! Qu'on finançait, protégeait, armait, habillait, défendait, tout comme le hamster débile et couard qu'on a envoyé gouverner la Géorgie ou les gangsters "oranges" qu'on avait mandatés — sans succès — pour arrimer l'Ukraine à l'OTAN.
Libellés : Balles perdues, Despotica
Saviez-vous que le Traité de Lisbonne réintroduisait la peine de mort en Europe?
Non?
Et pourtant si! Mais seulement en cas de "guerres, désordres ou soulèvements".
Or, pour découvrir cette brèche capitale dans l'irénique droit européen, il faut au moins être juriste et avoir la patience de lire la note d'une note de bas de page!
Rien à battre, me direz-vous?
Et que direz-vous le jour où votre grève légitime, ou votre manifestation anti-G8 sera étiquetée "soulèvement"?
Pour comprendre comment cela est fait:
http://thejournal.parker-joseph.co.uk/blog/_archives/2008/4/13/3636677.html
Libellés : Balles perdues, Despotica
Le 23 février 2009, le Procureur pour les crimes de guerre de la République de Serbie a positivement identifié 8 membres de l'UÇK qui s'étaient fait prendre en photo avec leurs victimes — des Serbes du Kosovo-Métochie — enlevés durant et après l'attaque de l'OTAN. Avant de les abattre ou de les abandonner dans une agonie atroce, on a prélevé les organes de ces gens à des fins commerciales.
Libellés : Balles perdues, Kosovo
Une amie me signale un document à méditer.
Deux séquences vidéo en parallèle: d'Australie au Canada, à deux jours d'écart, le même plaidoyer, MOT POUR MOT, de deux ministres en faveur de la guerre en Irak (mars 2003).
Une image saisissante du pluralisme occidental.
Mais qui donc leur fournit le texte, à ces perroquets sanglants? A qui rendent-ils des comptes? Sans doute pas à ceux qui ont cru les élire...
De : Johnstone Diana <diana.josto@yahoo.fr>
An amazing video that is a MUST see, particularly if you live in the enlightened "west."
http://www.brasschecktv.com/page/439.html
Libellés : Balles perdues, Illusions
Coïncidence amusante: au moment où j’annonce la publication des écrits complets de Theodore Kaczynski, l’ennemi public n° 1 de la société industrielle, Sandra Jean me propose de commenter au « Grand 8 », à la Radio Suisse Romande, l’échange de correspondances entre Houellebecq et BHL, Ennemis publics!
Le contraste ne pouvait être plus abrupt! D’un côté, un homme seul qui a terrorisé l’Amérique pendant 16 avec ses colis piégés et meurtriers. Et ce, à cause de ses idées sur le progrès.
De l’autre, deux brasseurs d’idées millionnaires, suivis de la rumeur médiatique comme d’une traîne de mariée, qui s’envoient par e-mail des anticompliments narcissiques.
«Ma chère, je suis tout de même plus détestée que vous! Voyez donc mes déclarations insultantes.
— Fi, ma chère! Et mon film alors?»
On ne peut pas tout dire dans ces 20 minutes. Sinon qu’il s’agit de la parfaite orchestration d’opposition et de contestation que le système adore offrir à ses sujets.
La mise en scène très exacte qu’Unabomber appelle «the System’s neatest trick».
http://g8.rsr.ch/?p=338
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Exposant son credo en matière de politique étrangère suisse ce lundi, Micheline Calmy-Rey a livré, selon les comptes rendus, un «vibrant plaidoyer pour le dialogue», prônant concrètement la prise en compte de partenaires considérés comme «infréquentables» par les autres pays occidentaux: Hezbollah, FARC ou rebelles tamouls.
Autant pour les principes. Voyons maintenant l’exécution (je cite la RSR):
««Nous sommes bons dans les phases initiales, mais moins bons dans la conclusion», a reconnu la cheffe du DFAE.»
Enfin, les finalités:
«La politique de dialogue en politique étrangère sert directement les intérêts de la Suisse, selon la conseillère fédérale.»
L’événement historique survenu aujourd’hui jette un voile d’ironie sardonique sur cette profession de foi.
Sans hésitations ni scrupules, la Russie vient de reconnaître l’indépendance des deux régions séparatistes de Géorgie, qui n’ont même pas le début des attributs d’un Etat.
Elle rend la monnaie de sa pièce à l’Occident, qui a reconnu le mafialand du Kosovo, si chaotique qu’il est entièrement quadrillé par les forces de l’OTAN.
Et pourquoi ne reconnaîtrait-elle pas, dans la foulée, la Transdniestrie, qui affiche bien plus d’attributs de souveraineté que la plate-forme américaine détachée du sud de la Serbie?
La grimace répond à la caricature. On voit d’ici l’enchaînement des dominos dans toutes les régions disputées du monde. Les puissances y trouveront toujours quelque village gaulois à défendre…
La guerre nucléaire frontale étant trop coûteuse, il est probable que ces immixtions «humanitaires» invoquant le «rétablissement de la paix» seront le modèle des conflits à venir, brefs et localisés, mais d’une brutalité croissante. Le genre de rixes sanglantes et cruelles qui inspireront, peut-être, un nouveau Dunant pour un nouveau «Souvenir de Solferino»...
Or, les historiens relèveront sans nul doute la responsabilité de la diplomatie suisse et de Mme Calmy-Rey en personne dans cette course au chaos initiée avec le démantèlement yougoslave des années 1990, mais que la reconnaissance du Kosovo par les Occidentaux — Suisse en tête — en 2008 a promue au rang de jurisprudence planétaire.
Mme Calmy-Rey, qui prône aujourd’hui le dialogue même avec des mouvements terroristes, a fourni dans l’affaire du Kosovo un rare exemple d’autisme, d’entêtement et de fermeture d’esprit. Dans sa campagne pour la fragmentation des Balkans, elle n’a fait aucun cas des admonestations et des suppliques, tant intérieures qu’extérieures. Les arguments de la Serbie, fondés sur le droit international, elle n’a même pas pris la peine de les examiner.
Même indifférence face aux mises en garde méticuleuses, lourdes d’arrière-pensées, de la Russie, sur la signification de ce précédent.
C’est là qu’à la morgue s’est ajoutée la sottise. Snober la petite Serbie, d’accord. Mais insulter la Russie, immense, gazeuse, pétrolifique et nucléaire? On discute avec le Hezbollah, avec la guérilla sud-américaine… mais on claque la porte à la Russie. Ce membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU était donc plus «infréquentable» que les groupes terroristes les plus infréquentables!
Ces dix dernières années, l’Occident s’est employé à démanteler le droit international, un édifice qu’il a lui-même construit afin d’éviter les cauchemars de la guerre. Dans cette entreprise imprudente, la diplomatie suisse a remporté la palme de l’imprévoyance. Sans profit visible. Sans grâce. Sans vision. Sans but.
L’attitude de ce pays jadis neutre, hôte des organisations internationales, a été attentivement observée et analysée. Mme Calmy-Rey, aveuglée par ses ambitions, a peut-être cru que ces examens cliniques étaient des regards d’admiration.
Après avoir servi de poisson-pilote, dans les Balkans, à la géostratégie américaine, la voilà qui se couvre d’un voile pour amadouer les ennemis d’Oncle Sam. Est-ce cela, être «bons dans les phases initiales, mais moins bons dans la conclusion»?
La reconnaissance du Kosovo a été le «succès» le plus notable de la politique étrangère suisse ces dernières années. Elle aura servi d’ouverture à un retour aux conflits du XIXe siècle. Elle a reposé sur une démarche rigoureusement unilatérale d’où tout «dialogue» réel était écarté. Est-ce cette politique-là qui «sert directement les intérêts de la Suisse»? Non, heureusement, puisque, de cette politique, l’élément du dialogue était rigoureusement absent.
*
Posté ce 26 août comme commentaire d'actualité sur le forum du "Grand 8" de la RSR:
http://g8.rsr.ch/?p=259#comment-93
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Sur youtube, un vidéoclip enregistré par quatre vedettes de la variété serbe.
http://www.youtube.com/watch?v=tsN0lA-I2_g
On y voit des clichés idylliques de monastères et de villages, entrecoupés d’images de destruction. Les paroles, mystiques, parlent d’espérance, de sacrifice, de présence divine sur ce champ “dressé vers le ciel”.
Il faut être un autiste darwino-marxiste occidental pour penser que ce bout de terre puisse être simplement confisqué ou acheté. Le rapt ratifié depuis février par 40 Etats est pire qu’une violation du droit international: une offense propre à souder cette nation chaotique comme un seul homme. Exactement comme la provocation de Sarajevo, en 1914. Les progressistes ne savent pas lire l’histoire.
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Ainsi donc, l’ambassade des Etats-Unis brûle à Belgrade.
Cela ne lui était même pas arrivé lors des bombardements de 1999.
Immédiatement, l’ambassadeur américain aux Nations-Unies, l’inénarrable Khalilzad, s’est plaint de ce vandalisme au Conseil de sécurité.
Un Conseil de sécurité dont il se moque par ailleurs éperdument.
La violence de la rue répond à la violence des chancelleries. C’est idiot. Seule la première est poursuivie.
Cela dit, on a comme l’impression que les petites affaires serbes, une fois de plus, ouvrent de grandes plaies mondiales. Chavez ne reconnaîtra pas le Kosovo; la Géorgie «félicite» la Russie haïe pour son attitude de principe en la matière. L’Espagne a ses raisons de ne pas... La Chine, le Vietnam et qui sait quels ex-non-alignés font par principe le contraire de Washington.
Mais qui fut le premier, entre tous, à congratuler le Kosovo «indépendant»? Sans doute par une erreur de timing protocolaire, le tout aussi «indépendant» gouvernement afghan, dont le président Karzaï, affublé d’habits que nul ne porta jamais dans ce pays, arrivé dans les camions de l’occupant, se fait promener de planque en bunker par les mêmes camions pour survivre une semaine ou deux de plus...
Le joli présage que voilà.
La folle époque qui va suivre.
Aurons-nous enfin la chance de n’être que spectateurs?
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