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lundi 14 mai 2012

De l'Afghanistan, de la guerre juste, et du monde tel qu'il est

Autour du livre de Philippe Conte, Afghanistan, guerre lointaine? (éd. L'Harmattan), un entretien original et éclairant dans L'Homme Nouveau sur l'aveuglement des Occidentaux, l'échec de la stratégie de colonisation «démocratique» du monde et la vision chrétienne (i.e. catholique) de la «guerre juste».

«...lors du départ prévu en 2014, rien ne sera réglé dans le pays et aucun des objectifs des Occidentaux ne sera atteint. Il semble que se soit créé un véritable écran entre le monde tel qu'il est, d'une part, et l'action des Occidentaux, d'autre part. Cet écran ôte toute efficience aux opérations sur le terrain.»  




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De l'Afghanistan, de la guerre juste, et du monde tel qu'il est

Autour du livre de Philippe Conte, Afghanistan, guerre lointaine? (éd. L'Harmattan), un entretien original et éclairant dans L'Homme Nouveau sur l'aveuglement des Occidentaux, l'échec de la stratégie de colonisation «démocratique» du monde et la vision chrétienne (i.e. catholique) de la «guerre juste».

«...lors du départ prévu en 2014, rien ne sera réglé dans le pays et aucun des objectifs des Occidentaux ne sera atteint. Il semble que se soit créé un véritable écran entre le monde tel qu'il est, d'une part, et l'action des Occidentaux, d'autre part. Cet écran ôte toute efficience aux opérations sur le terrain.»  




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vendredi 26 août 2011

L'UE selon Vàclav Klaus

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«D'abord nous fûmes gouvernés de Vienne pendant trois siècles, puis quelques années de Berlin. Ensuite, nous eûmes quatre décennies de Moscou suivies de dix années de liberté. Et maintenant, nous avons Bruxelles...
Au lendemain de la Révolution de velours, en 1989, les murs étaient couverts de slogans: "Retournons en Europe!» — et dans cette situation notre appartenance à l'Europe allait de soi. C'était avant Maastricht: à l'époque, c'était encore une communauté européenne.»
Vàclav Klaus, président de la République tchèque, au Forum européen d'Alpbach.

mercredi 8 septembre 2010

L'homme à convictions

Nous devrions, pour éviter la sclérose mentale, nous appuyer chaque jour quelques lignes de Zinoviev comme l'on avale une gousse d'ail pour se fortifier. Mais nous ne le faisons pas, car sa vision est trop juste pour être supportable.
Le coup de chance qu'eut sa pensée exigeante et sans béquilles, c'est paradoxalement d'avoir servi d'arme contre l'URSS au temps de la guerre froide.
Ceux qui s'en servaient n'avaient pas vu que c'était un boomerang. Ou bien ils s'en foutaient...
Allons, la dose du soir :
«L’existence de convictions chez l’homme est un signe de sous-développement intellectuel. Elles ne font que compenser son incapacité à comprendre rapidement et exactement tel ou tel phénomène dans sa réalité concrète. Ce sont des idées a priori permettant d’agir dans une situation concrète sans en comprendre le caractère concret. L’homme à convictions est rigide, dogmatique, assommant et, comme il se doit, stupide. Le plus souvent, d’ailleurs, les convictions n’ont aucune influence sur la conduite des gens. Elles ne font qu’enjoliver la vanité, justifier les consciences troubles et masquer la sottise.»
Alexandre Zinoviev, Homo Sovieticus.

dimanche 31 janvier 2010

Qu'est-ce que l'Occident?

Quand on nous parle de l'«Occident», sait-on de quoi l'on parle?
Qui a compris qu'il ne s'agissait ni de territoires, ni de langues, ni de peuples, mais d'un état d'esprit, ou plutôt de conscience? Peu de monde.
La plupart devront attendre l'effondrement de l'économie euratlantique pour découvrir, à la faveur de l'interpénétration des capitaux et des intérêts, mais aussi des technologies et des mentalités, que le dernier et le plus féroce avatar de l'Occident sera la Chine.
Les faisceaux de Rome n'ont-ils pas migré d'Italie au Pont, et du Pont en Moscovie, et de Moscovie à Berlin, et de Berlin en Amérique? Lorsque les Orientaux tiendront tout l'argent et l'industrie, ils ne pourront résister — le snobisme gouvernant le monde — à l'attrait de ces symboles, les plus prestigieux de l'histoire. Ils ont déjà les cravates. Ne leur reste qu'à reprendre les Aigles.
Et l'Occident aura le visage plat et les yeux bridés...
Le visionnaire Abellio, lui, l'aura compris voici un demi-siècle:
«L’Europe est fixe dans l’espace, c’est-à-dire dans la géographie, tandis que l’Occident y est mobile et déplace son épicentre terrestre selon le mouvement des avant-gardes civilisées. Un jour l’Europe sera effacée des cartes, l’Occident vivra toujours. L’Occident est là où la conscience devient majeure, il est le lieu et le moment éternels de la conscience absolue. » (Raymond Abellio, La structure absolue. Essai de phénoménologie génétique, Gallimard, 1965, p. 264)